Cartographie des flux
Chaque flux vers et depuis un modèle, avec sa classe de données, son sous-traitant, sa localisation et sa conservation.
La façon d'accéder à un modèle, le lieu où il tourne et ce que garde le fournisseur comptent autant que le choix du modèle. Nous séparons des questions souvent confondues, comparons les modes de déploiement sur le fond et documentons le choix pour que votre DSI, votre sécurité et votre DPO puissent le vérifier.
« Est-ce sécurisé ? » n'est pas une question unique. Ces cinq-là ont des réponses, des responsables et des éléments de preuve différents.
Publiques, internes, personnelles ou à diffusion restreinte. Nous utilisons ces quatre classes comme repère de conception, pas comme classification juridique. La classe détermine qui peut voir les données et le niveau de justification que leur traitement exige.
Inférence, journalisation et accès du support compris. Des données stockées dans l'UE ne signifient pas une inférence traitée dans l'UE. Un fournisseur peut stocker vos données dans l'UE et exécuter le modèle ailleurs, ou l'inverse, et la réponse peut varier selon le modèle et la fonctionnalité. Vérifiez les deux, service par service, dans le contrat et l'accord de sous-traitance.
Par l'internet public chiffré, par un lien privé depuis votre cloud, ou entièrement dans votre propre environnement. Un accès réseau privé n'est pas un calcul dédié. Un point d'accès privé peut très bien desservir un service de modèle partagé entre clients.
Prompts, résultats, journaux et copies conservées pour la détection d'abus : durée de conservation, qui y accède, et possibilité ou non d'entraîner des modèles avec. Ces points diffèrent entre offres grand public, standard et entreprise, et évoluent. Ce sont des faits contractuels à vérifier à la date de signature, pas des hypothèses.
Un résumé erroné d'un rapport public et une décision erronée sur le dossier d'une personne n'appellent pas les mêmes contrôles, quel que soit le déploiement. Cette question pèse souvent plus que les quatre autres, et aucun choix d'hébergement n'y répond.
La pseudonymisation n'est pas l'anonymisation. Remplacer des noms par des jetons réduit l'exposition. Mais si votre organisation détient la clé, ou si un enregistrement peut être ré-identifié en croisant des champs, les données restent personnelles et le RGPD s'applique. « Anonymisé » est une affirmation à démontrer, pas une étiquette.
Chaque mode déplace un risque différent. Aucun ne supprime le risque, et l'ordre ci-dessous suit la charge d'exploitation, pas la sécurité.
| Mode | Avantages | Limites | Charge d'exploitation | Dépendance fournisseur |
|---|---|---|---|---|
| API standard API publique du fournisseur, conditions standard, infrastructure partagée. | Démarrage le plus rapide, modèles les plus récents, rien à exploiter. | Conservation et traitement aux conditions standard ; peu de levier contractuel ; les données quittent votre périmètre. | Faible | Forte, atténuée par une couche d'abstraction |
| API entreprise Modèles comparables sous conditions entreprise ou négociées. | Accord de sous-traitance, maîtrise de la conservation quand elle est proposée, authentification unique, administration et journaux d'audit. | Coût et engagements ; calcul toujours partagé ; options régionales variables selon le modèle. | Faible à moyenne | Forte |
| Connexion privée Service de modèle atteint par un lien privé depuis votre cloud. | Le trafic évite l'internet public ; votre politique réseau s'applique ; cohérent avec vos contrôles cloud existants. | N'implique ni calcul dédié ni conservation différente ; exige des compétences réseau. | Moyenne | Forte, envers le fournisseur cloud |
| Environnement dédié Capacité réservée, ou modèle géré déployé dans votre compte cloud. | Calcul isolé, capacité prévisible, meilleure maîtrise de la localisation. | Coût fixe plus élevé ; choix de modèles plus restreint ; dimensionnement à prévoir. | Moyenne | Moyenne à forte |
| Modèle auto-hébergé Modèle à poids ouverts sur une infrastructure que vous exploitez. | Maîtrise complète du chemin des données, de la conservation et des versions ; aucun fournisseur facturé à l'appel. | Correctifs, montée en charge, supervision, évaluation et mises à jour sont à votre charge ; les modèles ouverts peuvent être moins bons sur certaines tâches ; coût matériel. | Forte | Faible envers les éditeurs de modèles, forte envers votre propre équipe |
L'auto-hébergement déplace le risque ; il ne le supprime pas. Un modèle sur un serveur non corrigé, sans journalisation, compris par un seul ingénieur, peut être moins sûr qu'une API entreprise assortie de bonnes conditions contractuelles et d'une bonne gestion des accès. Le guide sur les modes de déploiement développe ce contre-exemple.
Choisissez trois paramètres. L'explorateur reclasse les cinq modes et motive chaque résultat. Il s'agit d'un jeu de règles déterministes écrit par tracee, pas d'un système d'IA, et il n'enregistre aucun de vos choix.
Examen technique illustratif, et non une conclusion juridique ou de sécurité. Il ne remplace ni une analyse d'impact relative à la protection des données, ni une revue de sécurité, ni la lecture de vos contrats et obligations par votre conseil.
Compromis : le plus rapide et le moins cher pour démarrer, le moins de maîtrise contractuelle.
Compromis : conditions et administration renforcées, même calcul partagé.
Compromis : maîtrise du chemin réseau, pas du sous-traitant ni du calcul.
Compromis : calcul isolé et maîtrise de la localisation, coût fixe plus élevé.
Compromis : maîtrise complète, charge d'exploitation complète.
Le RGPD s'applique aux données personnelles quel que soit le mode de déploiement. Le règlement européen sur l'IA (AI Act) est entré en vigueur le 1er août 2024 et s'applique par étapes. Selon la présentation de la Commission européenne, consultée le 22 octobre 2026, un règlement modificatif en vigueur depuis le 27 juillet 2026 a reporté au 2 décembre 2027 l'application des obligations pour les systèmes à haut risque de l'annexe III. Le caractère « à haut risque » d'un usage dépend de sa finalité, pas de l'endroit où tourne le modèle.
Nous ne délivrons pas d'avis juridique. Nous documentons les faits dont votre conseil ou votre délégué à la protection des données a besoin pour se prononcer : flux de données, sous-traitants et sous-traitants ultérieurs, lieux de traitement, conservation, rôle de la revue humaine. Sources primaires :
Chaque flux vers et depuis un modèle, avec sa classe de données, son sous-traitant, sa localisation et sa conservation.
Les modes candidats comparés sur l'isolement, la conservation, la charge d'exploitation et la dépendance, pour votre cas.
Conservation, usage pour l'entraînement, lieu de traitement et sous-traitants, confrontés à vos contraintes et datés.
Chemin réseau, identités, gestion des secrets, journalisation et droits par rôle, prêts pour votre revue de sécurité.
Envoyez-nous le cas d'usage et le service envisagé. Nous vous dirons quelles clauses vérifier et quoi demander.